Ion MINULESCU
A celle qui part
Tu penses qu’il s’agit d’un vrai amour;
D’une folie je pense qu’il s’agit,
Mais ce qu’il a été précisément
Ou nous l’aurions eu envie
Reste un secret peut-être pour toujours.
Il a été un rêve vécu au bord de mer,
Le chant bien triste y apporté d’ailleurs
Par de beaux oisseaux blancs qui, à travers
L’azur des vastes mers, sont voyageurs;
Le triste chant est apporté par les
Marin de Boston,
Norfolk
Et de New-York venus,
La mélodie par le pêcheur chantée
Quand prend le large et quand ne rentre plus,
Ou le refrain des certains triolets
Aux vers desquels un troubadour du Nord,
Là, aux frontières de son blanc fiord,
Voulait dire aux coquètes qu’il savait les aimer;
Il a été un rêve,
Un vers,
Une mélodie
Que nous n’avons jamais chantée, jamais…
D’un vrai amour dis-tu qu’il s’agissait?
Je dis qu’il s-est agi d’une folie!
Traducere de Ion ROSIORU